Le shibari, art japonais qui consiste Ă attacher un partenaire avec des cordes, s’est rĂ©pandu en occident au cours des dix dernières annĂ©es, provoquant un engouement qui ne s’essouffle pas.
A la fois simple et complexe, mais jamais compliquĂ©e, la pratique repose sur quelques Ă©lĂ©ments fondamentaux faciles Ă intĂ©grer (le nĹ“ud, la tension, la friction) qui s’assemblent en figures de complexitĂ© croissante pour constituer des harnais « confortable » soutenant vĂ©ritablement le corps du modèle.
Au-delĂ de l’esthĂ©tique de la corde elle-mĂŞme, qui met avant tout en valeur la beautĂ© du modèle, c’est l’esthĂ©tique des Ă©motions qui procure toute sa saveur au shibari. On considère alors la corde comme un mĂ©dium de communication non verbale, un outil pour exprimer ses Ă©motions sur la peau de l’autre.
Il est intĂ©ressant de noter la très grande variĂ©tĂ© des « styles » de shibari, que cette pratique peut ĂŞtre hautement technique et prĂ©cise pour certain autant que sensuelle et rudimentaire pour d’autre, la seule vĂ©ritable limite rĂ©sidant dans l’imagination des partenaires et dans leur volontĂ© Ă explorer un gigantesque terrain de jeu qui s’offre devant eux. Évidemment, les contraintes qu’offrent les cordes sur le corps du modèle s’accommodent sans difficultĂ© du mĂ©lange avec d’autres pratiques bdsm.
Le shibari se pratique avec des cordes en matière naturelle, comme le jute ou le chanvre, car les techniques employĂ©es reposent sur la friction naturelle de ces matières que les cordes synthĂ©tiques n’ont pas.
Toutes nos cordes sont traitĂ©es. Les artisans avec qui nous travaillons vont « casser la fibre » pour assouplir la corde, puis la brĂ»ler et l’huiler pour lui donner douceur et patine. Ce procĂ©dĂ© est rĂ©pĂ©tĂ© plusieurs fois jusqu’Ă obtenir une corde qui est prĂŞte Ă l’emploi.


















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